Objection Votre Honneur



Publi le vendredi 01 février 2008


Vendredi 01 février 2008

Aide au capital de risque « Oui mais…. »

 

Un rapport tabou de Secor dont tout le monde à copie mais que personne ne veut sortir, sonnerait l’alarme au sujet du capital de risque au Québec. Le rapport conclurait que : « Le marché actuel du capital de risque est inefficace à financer l’amorçage d’entreprise technologique au Québec. Cela menace notre développement économique. Il est temps d’agir.»…..« L’intervention de l’État est essentielle pour créer de nouvelles entreprises technologiques dans des secteurs prometteurs et assurer un développement économique durable.»

 

Minute papillon!  La première  erreur du gouvernement serait de prendre l’étude de Secor pour du cash. Le gouvernement se doit d’analyser objectivement la situation.  Il y a une forte odeur de chantage planifié qui se dégage du cette alarme. La plupart de sociétés privées de capital de risque se seraient retirés du démarrage d’entreprise, jugé trop risqué et non rentable. Mais on croit rêver!  Après avoir engloutis des milliards dans du papier commercial virtuel, le privé serait trop mitaine pour risquer quelques dizaines de millions pour aider ses jeunes entrepreneurs? Voilà que par la bouche de Mme Hélène Desmarais, présidente du « Centre d’entreprise et d’innovation de Montréal » le privé vient demander des subventions gouvernementales. Très édifiant, un centre d’entreprise et d’innovation qui quémande des fonds publics au lieu de mobiliser le milieu d’affaires à consacrer une infime partie de ses profits pour  supporter le démarrage d’entreprise. C’a suffit d’insulter l’intelligence des contribuables! Non,  non et non, pas de subventions gouvernementales.

 

La deuxième erreur du gouvernement serait de recommencer à dorloter un milieu d’affaires frileux et parasite de fonds publics. Le privé par la voix de l’Institut Économique de Montréal ne cesse de réclamer le retrait des subventions gouvernementales. Eh bien que le privé assume son autonomie et c’a inclut le démarrage d’entreprise. Le gouvernement doit rappeler le milieu des affaires à ses responsabilités concernant l’entretien de son propre environnement économique. Si nécessaire pour aider le secteur privé à assumer cette responsabilité, la seule aide gouvernementale devrait prendre la forme d’un programme de prêt à taux réduits d’une durée limité et conditionnelle à une mise de fond égale du privé. Point final!